Une étudiante qui refuse d’être diabolisée

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Les violences répressives et médiatiques nous ont volé la faculté de rêver.

Nous voulons lutter pour réaffirmer l’oxygène nécessaire, pour remplir l’espace de sens et d’odeurs. Bifurquer de l’autorité d’une trajectoire « politique », celle de l’inattaquable impératif économique. Austérité, privatisation, logique marchande, marginalisation des pauvres, perte d’autonomie des femmes, absolution des riches, saccage des services sociaux, accident pétrolier, fonte de la calotte glacière, écocide…

Nous ne nous attendions pas si précocement à être étiqueté-e-s comme « terroristes » et comme « criminel-le-s ». À voir dans le détail la lâcheté de la population, le manque de sensibilité, le manque de nuances. La mauvaise foi journalistique qui n’interroge pas les revendications, qui ne saisit pas l’ampleur de la suffocation uqamienne, qui ne saisit pas du tout qu’on a si peu de jeu, si peu d’espace de parole, si peu de tactiques et d’imagination à l’heure actuelle, vu l’abondance de blessures. Vu la gravité de la répression et le zèle indescriptible des agent-e-s de sécurité – de notre propre université – qui nous griffent au visage, nous martèlent de coups et nous insultent. Le visage haineux, peinant à respirer tellement disloqué-e-s par la haine. Comme si nous étions des monstres. Nous, les étudiant-e-s qui essayons de faire respecter les mandats de grève. Le visage couvert pour nous protéger des outrages au tribunal que notre administration nous dédie.

Nous ne nous attendions pas à être à ce point diabolisé-e-s. Car oui, il semble que les grands médias, les agent-e-s de sécurité, le recteur de l’UQAM, le ministre Blais, M. Couillard ainsi que la police partagent la croyance du diable, du diabolique. Mais s’il vous plaît, questionnez-vous :

Pourquoi serions-nous à leurs yeux aussi diaboliques, sinon que nous menaçons les piliers sur lesquels reposent leur pouvoir, leurs intérêts, leur projet de société?

Nous assistons à la disparition du socius. On nous a coupé les liens. Leur répression me semble aujourd’hui plus acérée que l’espoir. Plus vive que le sens du commun et du grand corps pluriel. Plus efficace que la recherche du plus vaste amour qui soit, la recherche d’interdépendances, et d’affinités poétiques. Cette recherche, c’est celle du « nous ».

On nous a tué la grève dans l’œuf, sans prendre le temps d’écouter la sagesse d’un grand rêve.

Si la poésie agonise, c’est que notre regard peine à se mouvoir. Incapable de tolérance, de mutualité. C’est que la peur de l’autre a pris le dessus. La peur des pauvres, la peur de (re)définir son mode de vie, la peur de la dissidence, ou d’une simple pensée qui détonne avec celle du pouvoir, avec la norme. Avec la loi.

Car la poésie est dans le regard, celui que nous portons sur les autres, mais aussi sur l’avenir. « La poésie n’est pas affaire de livre, mais posture, présence », écrivait le collectif La filée. Mais la poésie devient impossible dans cet aujourd’hui muselé. Cet aujourd’hui policier, qui fera bientôt mort d’homme, de femme.

Que ferons-nous pour réparer la santé mentale de la collectivité? Qui portera ces morts sur la conscience? Quelle poésie sera assez forte, quels gestes de solidarité assez fondamentaux? Que ferez-vous pour rompre avec l’exercice de diabolisation du corps étudiant, pour nous tendre de l’amour, et qu’on tende de l’amour nous aussi vers l’avenir? Qu’on s’empare de cette fournaise, de cette chaleur capable d’alimenter le rêve?

-Annab Aubin-Thuot

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Ô Austérité !

Ô Austérité!
Ton nom est dans toutes les bouches.
Tu es prônée
Par tes partisans farouches,
Ces politiciens polichinelles,
Joueurs à grande échelle.

Mais qui es-tu?
Tu es la solution jamais revue,
La solution toute prête
À l’éternel fardeau de la dette.
Tu es le sacrifice de tous et de chacun
Pour le bien-être des générations de demain.

Ô Austérité!
Partout où tu as été appliquée,
Tu n’as jamais fonctionné.
Tu as produit l’inverse des effets annoncés :
En Espagne, au Portugal, en Irlande ou en Grèce
C’est le PIB que tu agresses,
La récession que tu perpétues.
La dette publique s’évertue
À croître, malgré tes coupes effrontées
Et l’audace de ta rigueur autrefois si « justifiée ».

Ô Austérité!
Les prestations sociales baissées
Augmentent le chômage
Et attisent notre rage.
La consommation est grippée
Grâce à tes fabuleuses idées.
Oh! Et voilà que la santé
S’en trouve affectée!
En Grèce, tu as permis
La recrudescence de certaines maladies :
57 % d’augmentation du VIH/Sida
Pas de quoi en faire un plat?

Mais revenons dans le passé,
Chère Austérité,
Dans les années 30, tu as déjà paupérisé
Les peuples européens
Où les politiques de déflations instaurées
Ne faisaient pas grand bien…

Mais que faire?
Se passer de toi, très chère.
Nationaliser le système bancaire,
Augmenter les salaires
Pour relancer l’investissement,
Lutter contre la fraude fiscale, évidemment!

Tant de choix judicieux
Qui ne plaisent pas à nos dirigeants
Car ils sont bien trop contents
Quand ils jouent aux dieux.

Clémence

Bibliographie : VANIER, Paul, 2014, « Idée reçue : l’austérité est le seul remède à la crise », Manuel d’histoire critique , Hors-Série le Monde Diplomatique.

Je suis la machine distributrice

Suite aux événements du 8 avril à l’UQAM a eu lieu une déferlante d’articles et de commentaires sur l’ouverture forcée des machines distributrices (dont les denrées ont ensuite été utilisées par les étudiant-e-s pour se nourrir durant l’occupation) et du vandalisme de certains bureaux.

Face à ces réactions de haine et de colère à l’égard des étudiant-e-s qui ont occupé l’UQAM et qui sont tous et toutes tenu-e-s pour responsables, je me suis trouvée vraiment mal à l’aise. Déjà, parce que ceux et celles qui s’indignent qu’une portion minimale de la population étudiante en prenne, selon leur dire, la majorité en otage, ne savent ensuite plus faire la différence entre deux casseurs et une centaine d’étudiant-e-s pacifistes. Ensuite, par l’abondance et la force des réactions face aux « malheurs » d’une machine distributrice, tandis que la brutalité policière est acceptée, et souvent par ces mêmes personnes. Ces mêmes commentateurs qui, bien souvent, diffusent des messages de haines et de violence envers les étudiants… Comment peut-on manquer d’empathie au point de se réjouir du sort d’une étudiante frappée au visage par un lacrymogène puis se lamenter sur le forçage d’une machine distributrice ? En est-on vraiment rendu au point ou les gens accordent plus d’importance au sort de biens matériels qu’au devenir de leurs compatriotes, qui défendent leur avenir ? Faire une veillée aux chandelles pour une machine distributrice et ouvrir une page Facebook pour ridiculiser une étudiante blessée par un policier ? (Quoi que je ne dise pas que tout ceux et celles qui se sont présenté-e-s à cette veillée approuve la violence policière.)11149416_1810206249205058_4331130763364008167_n

Je suis moi-même pacifiste et je n’appuie pas du tout ce vandalisme… Cependant, on ne peut pas mettre sur la même échelle le vandalisme et la répression policière. Il faudrait peut-être garder une certaine mesure dans nos réactions… Essayer de rester humains, de ne pas voir celui qui est en désaccord avec nous mais l’ami-e, le parent qui se fait frapper et malmener parce qu’il veut faire entendre ses convictions. Dénoncer le vandalisme, oui. Mais appeler à la violence ou la justifier en s’appuyant sur celui-ci serait contradictoire.

Enfin, je terminerais avec une citation attribuée à Voltaire :

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrais jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire. »

Car peu importe nos idées, tant qu’il n’y a pas d’utilisation de la violence, la brutalité n’est pas et ne devrait jamais sembler justifiée, même lorsqu’elle est effectuée par les forces de l’ordre.

 Lilith

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Le Printemps 2015, ou la continuité logique de la frustration populaire

Le printemps 2012 peut à bien des égards être perçu comme étant la prémisse de la lutte qui reprend forme aujourd’hui au Québec. Il importe de se rappeler qu’à cette époque, au départ, les étudiant-e-s s’étaient mobilisé-e-s contre la hausse des frais de scolarité du gouvernement libéral de Jean Charest. C’est aussi l’enjeu qui avait été mis à l’avant-scène tout au long des événements qu’on connait. Toutefois, on se rappellera l’épisode des casseroles qui, chaque jour, rassemblait parents et enfants, étudiant-e-s et citoyen-ne-s, travailleurs et travailleuses, de partout à travers la province. Aucune région de la province n’avait alors été épargnée. En soirée, on pouvait entendre la manifestation d’une lucidité sociétale très répandue; le réveil de la société civile, très au fait des aberrations latentes qui définissaient avec précision la politique québécoise. Les bruits métalliques qu’on entendait étaient ceux d’une colère généralisée, d’une conscience populaire qui ne demandait rien de moins qu’une cessation imminente des clowneries gouvernementales. Ces aberrations, qui sont une fois de plus mises en relief avec le dépôt du budget Leitao 2015, sont les mêmes qui génèrent actuellement la grogne populaire et la soif de justice des étudiant-e-s en grève.

À l’époque, les municipalités, éprises de panique et très peu conciliantes, s’étaient assurées d’un certain calme en imposant aux manifestant-e-s des projets de loi comme le P-6 à Montréal ou l’article 19.2 à Québec (dans le RVQ 1091). Pour qu’une manifestation soit légale, disait-on, il faut fournir un itinéraire. La raison officielle derrière cette restriction du droit d’expression était alors la sécurité publique. Dans la pratique, elle aura servi à faire taire cette grogne populaire qui devenait beaucoup trop dérangeante aux yeux des élites dirigeante et économique (il vient parfois très difficile de bien distinguer les deux).

Nous connaissons la suite de l’histoire. Devant une pression généralisée de toutes les strates de la société, des élections sont déclenchées : Charest se voit montrer la porte et le Parti Québécois fait son entrée au pouvoir. La hausse des frais de scolarité est annulée, mais on procède tout de même à son indexation par un Sommet dont la finalité était prédictible longtemps avant sa tenue.

Mais l’histoire ne prend pas fin exactement à ce moment. Car la société civile, toujours frustrée mais tue pendant un instant, montre aujourd’hui les dents. Les échos de la grogne qu’on entendait il y a à peine trois ans nous reviennent lentement. Les espoirs générés par l’épisode des casseroles, par les manifestations monstres qui réunissaient des personnes issues de tous les horizons, par les rassemblements qui naissaient spontanément dans les quartiers populaires, par une classe dirigeante visiblement prise au dépourvu, sont encore d’actualité. Ce à quoi l’on assiste aujourd’hui, c’est à l’histoire qui suit son cours normal.

Si l’austérité – telle que prescrite par la classe dirigeante dans son ensemble depuis maintes années – n’était pas encore diffusée de manière générale par les acteurs et actrices sociaux en 2012, cela n’indique en rien que l’enjeu n’existait pas déjà. Merci aux différentes observations qui surgissent de toutes parts de la société et qui permettent aujourd’hui de la mettre en lumière. Et le gouvernement ne s’en cache pas non plus, employant à son aise un synonyme qui cherche à limiter l’impact de ses politiques et qu’il nomme bêtement « la restriction budgétaire ». Devant la lucidité populaire, le gouvernement ne peut plus masquer ses intentions et la dérive sémantique qu’il tente de faire avaler à sa population est là pour en témoigner.

Il est d’emblée facile de tracer le pont qui relie les politiques austères au courant économique globalement dominant, véhiculé par les élites économiques et reprises par la classe dirigeante issue de celles-ci, qu’on appelle le néolibéralisme. Pour les tenants de cette doctrine, « la libre compétition des agents économiques animés par la recherche du profit constitue le seul vrai moteur du développement économique national et international. Loin d’intervenir comme agent économique, l’État doit favoriser la libre concurrence et opter pour une politique de laisser-faire[1] ». Le néolibéralisme est mis en pratique lorsque, par exemple, on annonce des coupures dans les programmes sociaux, l’éducation, la santé, l’environnement, etc., et qu’en contrepartie, on nous annonce des réductions d’impôt pour les entreprises et un allègement du coût de leur masse salariale (la diminution des contributions des taux de cotisation au Fonds des services de santé ne représentant qu’un exemple parmi tant d’autres). C’est ce qui est annoncé depuis plusieurs années, et qui se matérialise une fois de plus dans le budget provincial de 2015. Qui sont ceux qui, réellement, profiteront des politiques mises en place par la classe dirigeante? En 2012, la population qui manifestait sa colère en avait déjà une idée. Aujourd’hui, elle possède le vocabulaire pour l’exprimer clairement.

Devant ce réalignement idéologique affirmé par l’État, la société civile entreprend à nouveau de former un front combatif. On peut observer ce front par la très large mobilisation étudiante, qui se trame sous la forme de grèves et de manifestations ponctuelles. Il importe aussi de noter que ces manifestations ne sont pas tenues uniquement par les étudiant-e-s, une myriade d’événements semblables ayant été organisée par des syndicats nationaux et locaux et des organismes communautaires. Des actions citoyennes ont aussi eu lieu. C’est la société dans son ensemble qui est consciente de la lourde menace qui pèse sur elle. Le spectre d’une grève sociale, très présent, hante déjà la classe dirigeante, qui dans une crainte justifiable (car oui, elle doit craindre), prépare déjà  une contre-riposte par les armes qu’elle s’était dotée il y a trois ans à peine, alors qu’elle faisait face aux balbutiements d’un ressentiment généralisé.

Il y a trois ans à peine, le Québec faisait la démonstration claire qu’il n’accepterait plus que l’État puisse, en se cachant maladroitement et hypocritement, continuer sur sa lancée aberrante de la création d’une province où l’on relègue toutes formes de justice sociale au second plan; où la diminution du fardeau fiscale des plus riches prime sur la lutte aux inégalités croissantes. À cet effet, on note que depuis trente ans, la part de revenus de marché – c’est-à-dire le revenu qui équivaut au revenu total avant impôt – du 1% des contribuables les mieux rémunérés s’est accrue, passant de 6,8% à 10,5%, tandis que celle des 50% les plus défavorisés a chuté de 13,0% à 10,5%[2]. Le Québécois et la Québécoise moyen-ne-s s’appauvrissent au même rythme que leur accès aux services essentiels est restreint, et la situation tend à devenir pire. Mais plus la classe dirigeante, « au nom du peuple », coupe dans son bien-être, plus celui-ci le constate et plus la tension monte.

Il y a trois ans à peine, la classe dirigeante s’en prenait directement aux libertés fondamentales d’expression, en restreignant de manière autoritaire le droit de manifester. Sentant le danger planer, et perdant peu à peu le contrôle, elle dut s’en prendre à nos libertés. Car oui, fournir un itinéraire est un enjeu qui ne date d’il y a trois ans seulement. Et oui, il y a trois ans, aucun-e dirigeant-e n’avait encore tracé le lien fallacieux entre « ne pas fournir son itinéraire » et « le grabuge et la pagaille ». Est-ce une coïncidence que de tels règlements naissent au moment même où la grogne populaire résonne plus que jamais? Est-ce une coïncidence que le corps policier revienne aujourd’hui à la charge avec ces mêmes règlements? Non. Car c’est le même cri d’indignation qui résonne, celui même qu’on entendait en 2012 et qui, pour les prochaines années à venir, retentira toujours plus fort, au point où il deviendra insoutenable pour la classe dirigeante.

Les différentes manifestations pacifiques qui eurent lieu ces dernières semaines, mais qui furent violemment réprimées, expriment avec exactitude la peur évidente de la classe dirigeante. Ses acquis, qu’elle s’est procurée au détriment de ce qu’elle considère être « sa » population, sont subitement menacés. Les politiques d’austérité, qu’elle présente délibérément comme étant une fatalité, génèrent une colère que la société n’arrive plus à dissimuler et qui se retourne contre elle. En réponse, la classe dirigeante déploie des centaines d’agents antiémeutes pour appliquer d’absurdes et illégitimes règlements municipaux et brisent des manifestations, à coup de matraque, de morsures de chien, de poivre et de gaz lacrymogènes, avant même qu’elles se soient mises en marche. Alors que la population se révolte, l’État a peur : voilà à quoi nous assistons.

La population se refuse à masquer ses intentions et ne réclame rien de moins qu’un recul total de la classe dirigeante dans ses intentions malveillantes qui ne cherchent rien de moins qu’à assurer le confort de sa propre classe. La classe dirigeante tremble et nous reconnaît donc comme puissance, car elle sait pertinemment que l’inévitable s’approche tranquillement.

[1] http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMDictionnaire?iddictionnaire=1609

[2] Paul-André Lapointe. 2014. « Au Québec, est-ce que l’enrichissement profite vraiment à tout le monde? », IRIS, p.22.

Gabriel Leblanc

Tout est politique: les femmes, sujets politiques en temps de mobilisation

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La Fédération des femmes du Québec avait recommandé en 1970 la création d’un organisme para-gouvernemental voué à examiner les conditions de vie des femmes et à émettre par la suite des recommandations.

Les inégalités femmes/hommes dans le monde militant, ça existent? Oui. Comme dans n’importe quel autre domaine. Les manifestations politiques contre les mesures d’austérité le montrent mieux que jamais. Étant moi-même une jeune militante, je m’indigne devant la praxis de mes camarades en temps de mobilisation. Le discours légitime, celui qui sera écouté (accepté), est nécessairement diffusé par un homme. Dans le cas contraire, on use de la culture du viol pour faire taire les femmes. Dans les premières lignes de manifestation on retrouve des hommes car, les situations en temps de mobilisation deviennent émotionnelles et c’est le système d’autorité masculin qui prend le dessus. En théorie, tous se disent pro égalité femmes/hommes, mais dans la pratique, un micro-sexisme se reproduit. La manière de faire masculine fait de l’ombre aux impacts qui touchent les femmes. J’en ai assez de ce mépris perpétuel contre les Stevette de ce monde.

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Les mesures d’austérité, ça touchent en premier les femmes. À mon sens, on n’en entend pas assez parler lorsqu’on parle d’austérité. Des droits qui ont été durement acquis, risque d’être perdus. Ceci provoquera la régression du niveau de vie des femmes. Le calcule est bien simple. On coupe dans les services aux garderies + les coupes dans le conseil du statut de la femme + les coupes dans les secteurs employés par des femmes (éducation, santé, communautaire,…) + les restrictions du droit d’avorter = une immense perte d’autonomie sociale et financière pour les femmes entraînant ainsi un possible retour à la maison. Notamment puisque les garderies coûteront trop cher pour les familles moyennes, mais aussi puisque les emplois occupés par les femmes se verront coupées, surchargées. Les femmes, aidantes naturelles de notre société, se verront obligées de délaisser leurs emplois afin d’assumer ces responsabilité. Bref, on assistera à un retour en arrière. Tant qu’à y être monsieur Couillard, pourquoi pas nous enlever le droit de vote?

Je lance un rappel à l’ordre : nos droits ne sont jamais acquis. Cela s’applique aussi au droit de manifester sans itinéraire, et avec masque. Retrouvons notre intégrité. La révolution est populaire, mais cette fois, elle est masquée par un discours trop englobant. La révolution est féministe.

Jul


Un petit rappel historique des luttes féministes québécoises :

http://raisons-sociales.com/articles/louise-toupin-1-femmes-en-lutte/